A la veille des finales du Grand Prix de Duathlon qui se sont tenues comme l’an passé à Conches-en-Ouche dans l’Eure, on était préoccupé par la situation au classement de certains de nos clubs. Mais un ange veillait sur eux et le dénouement s’est avéré favorable : une montée et zéro descente. Voici le résumé de la journée et de la saison.
Un premier exploit signé COT…
Après une finale de D2 femmes en ouverture qui, faut-il le rappeler, ne concerne aucun de nos clubs, place à la D2 masculine où l’on retrouve Côte d’Opale Triathlon et Beauvais Triathlon. Le premier cité, classé 4ème, comptait 4 points de moins que Pontivy. Le coach Simon Duwat, bien que ce soit mathématiquement encore jouable, ne tirait pas de plans sur la comète, regrettant encore d’avoir laissé échapper la place de vainqueur sur l’étape précédente à son principal rival dans les derniers hectomètres. Mais comme les Cotistes se mirent à précéder régulièrement les Bretons aux classements intermédiaires, avec Arthur Mahieux, Félix Pétusseau et le petit nouveau Yanis van Waetermeulen dans le groupe de tête, tandis que le n°1 adverse Aubin Letennier était retardé par une chute, on se mit à y croire. Et cette fois, Pontivy n’allait pas revenir. Le verdict : le COT se classe 2ème de cette finale, tandis que Pontivy doit se contenter de la 7ème place (leur plus mauvaise de la saison). Inutile de faire de complexes calculs mathématiques : avec un tel écart, le COT prenait magnifiquement sa revanche et conquérait la médaille de bronze, synonyme de remontée en D1 après deux saisons en D2. Bonne surprise quand on songe qu’en début de saison, un tel résultat ne constituait pas un objectif annoncé. L’homme de l’année a sans nul doute était Arthur Mahieux 2ème à Willgottheim, 1er à Saint-Grégoire et 4ème à Conches. Mais il est bon de noter également la régularité de Félix Pétusseau comme deuxième homme solide de l’effectif.
Beauvais, quant à lui, n’avait aucun souci à se faire. Contrairement à l’an passé où le club oisien avait dû réussir une belle finale pour assurer son maintien. 10ème au moment du coup de pistolet, les Picards ont à nouveau réussi leur finale en se classant 6èmes, notamment grâce à un très bon Charles Franckaert présent devant. Cela leur permet de gagner deux places pour finir 8èmes. Cette saison réussie (à l’exception de la manche de Saint-Grégoire), malgré le départ de Simon Percheval, l’arrêt confirmé de Sébastien Nordest (et accessoirement le DNF de Rémi Letellier à Conches) a permis de constater que le club à la trifonction rouge disposait encore de forces vives.
… Avant un véritable miracle !
Que les Gravelinoises et les Calaisiennes me pardonnent qu’en dépit de leur classement supérieur je donne la priorité de mon résumé aux Audomaroises. Mais ce sont bien ces dernières qui, dans la continuité de ce qu’avaient accompli leurs homologues masculins deux heures plus tôt, ont signé un exploit venu de nulle part. Pour bien comprendre en quoi le maintien en D1 tient du miracle, il faut rappeler que suite à une cascade de défections, le club ne s’était pas déplacé à Saint-Cyr et à Saint-Grégoire et qu’au moment d’entamer la finale, le COT avant-dernier comptait 7 points de retard sur Métropole Grand Nancy 14ème et 8 sur Palaiseau premier non relégable. Et le coach de regretter que toutes ces absences aient précipité le club dans une descente paraissant inéluctable. Et voilà qu’avec un effectif encore incomplet mais tellement déterminé, les filles ont obtenu à Conches leur meilleur rang de la saison : 7ème. Les Nancéiennes n’étaient pas au mieux, à l’image d’une Laura Bontemps en petite forme. Mais bon, ça n’allait pas suffire, se disait-on. Et là, pour le coup, les calculettes se sont mises à chauffer à l’arrivée : avec le DNS du CRV Lyon et la 12ème place du Grand Nancy, le COT remonte à la 13ème place… avec un demi-point d’avance sur les deux autres clubs cités. Un authentique miracle, vous dis-je : merci à St Cyr et St Grégoire d’avoir accordé votre pardon aux pauvres pécheresses et d’avoir veillé sur elles jusqu’au bout !
Les Gravelinoises ont également parfaitement conclu leur saison avec une très belle 3ème place sur la finale. Et une énorme avance sur les clubs suivants. Il faut dire que le trio majeur (en photo en tête d’article) était réuni pour l’occasion : Clara Jobbin 5ème, Eva Coutant 10ème et Margaux Bontant 15ème ont parfaitement tenu leur rôle. Et que Châteauroux n’a cette fois pas été à la hauteur. Ce podium, le seul de l’année, ne provoque pas de conséquence retentissante au général, mais avec sa 4ème position, Gravelines confirme à nouveau qu’il fait à coup sûr partie des clubs majeurs au plus haut niveau national.
Le bilan est moins positif du côté de Lys Calais. Pas de Charlotte Alexander ni de Rachel Brown au départ cette fois et une Jeanne Cucheval qui a souvent performé voir surperformé cette année qui cette fois a été un peu moins bien. Ne lui en demandons pas trop : elle n’a que 19 ans et a beaucoup donné de sa personne ! Les Calaisiennes ont donc été moins en vue qu’à l’accoutumée et la modeste 13ème place obtenue à l’arrivée traduit bien cette impression. Et c’est une 7ème place au classement général final d’une année qui aura été marquée par la superbe victoire avec trois filles dans le top 10 à Willgottheim et donc la montée en puissance de la petite ‘Jeannette’.
Des confirmations en D1 masculine
Team Noyon Triathlon et Lys Calais Triathlon abordaient cet ultime exercice avec un air de déjà vu. Mais pas le même. Pour les Isariens, qui n’ont plus été en mesure de rivaliser avec les tout meilleurs depuis trois saisons, l’objectif était de bien finir pour intégrer le top 5. Pour les Calaisiens, il s’agissait, en étant 13èmes donc non relégables, d’assurer le maintien.
Du côté de Noyon, qui accueillait avec bonheur le retour d’Emile Blondel-Hermant (absent sur blessure lors des quatre rendez-vous antérieurs), l’objectif a été atteint. Non pas en doublant Metz qui présentait un effectif de qualité, mais en profitant d’une performance inférieure de l’Entente Haute Bretagne privée de son n°1 Léo Conil. Trois fois 6ème (notamment sur cette finale avec Emile 7ème), une fois 3ème, dommage que la saison ait été aussi mal entamée par une 15ème place à Saint-Cyr. Décidément, rater une étape dans la saison n’est pas une première…
Se faire un peu peur ne constitue pas davantage une nouveauté pour Lys Calais. Rennes 14ème, à 4 points, n’a pas constitué une menace à Conches. Ouf ! L’ASPTT Mulhouse a bien tenté un coup en alignant le très bon triathlète Paul Georgenthum, mais cela n’a pas suffi. Re-ouf ! Même si, comme les filles, les garçons du Lys ne se sont pas particulièrement mis en évidence ce dimanche, la 13ème place obtenue permet de conserver le même rang qu’avant la finale.
Clap de fin. Après une attente de 3 mois et demi entre la 4ème et la 5ème étape de 2026, il va maintenant s’écouler 7 mois avant de retrouver la 1ère étape de 2027 de cette compétition qui nous tient toujours autant en haleine. Comme cela va nous sembler bien long…
Eric Cattiaux
Classements détaillés sur www.prolivesport.fr
Photos FFTRI sauf photo D2 Hommes E. Cattiaux
